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Que faire face à une association qui présente une dérive sectaire ?
Face à une structure associative qui exerce ou semble exercer une emprise mentale portant atteinte à l'équilibre moral, sanitaire, financier et familial de la victime, différentes actions peuvent être engagées.
Enquêter sur une association
Face à une association qui vous semble présenter une dérive sectaire, vous pouvez :
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rechercher les informations disponibles relatives à cette association (associations) ;
-
vous informer sur les
- indices facilitant la caractérisation d'un risque de dérive sectaire ;
-
interroger la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) afin de connaître son avis sur cette structure associative.
Informer la Miviludes d'une dérive sectaire
Vous souhaitez informer la Miviludes de l'existence ou d'un risque de dérive sectaire afin qu'une aide vous soit apportée ou pour être orienté dans vos démarches :
En région, vous pouvez également contacter :
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les correspondants locaux de la Miviludes au sein des administrations régionales ou départementales ;
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les professionnels (conseil départementaux de l'ordre des médecins, des pharmaciens, des masseurs-kinésithérapeutes, ...) ;
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les associations de victimes de dérives sectaires.
Ces différents interlocuteurs peuvent vous apporter de l'aide et des informations.
Les courriers aux correspondants locaux de la Miviludes au sein des administrations régionales ou départementales et aux professionnels sont à adresser à M. ou Mme le correspondant Dérives sectaires du service ou de l'organisme concerné.
Correspondant local de la Miviludes
Signaler un mineur en danger
Faire un signalement aux services du département
Les services du département sont notamment chargés du recueil, du traitement et de l'évaluation, des informations préoccupantes, quelle qu'en soit l'origine, relatives aux mineurs en danger ou qui risquent de l'être.
Après évaluation de la situation, les services départementaux saisissent le procureur de la République :
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lorsque les actions du service de l'aide sociale à l'enfance se sont révélées inefficaces pour remédier à la situation de danger ;
-
lorsque ces actions ne peuvent pas être effectuées du fait d'un refus de la famille du mineur ou de son impossibilité de collaborer avec le service de l'aide sociale à l'enfance ;
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lorsqu'il y a impossibilité d'évaluer préalablement la situation du mineur présumé en danger.
Département
cgDépartement
cgAppeler le service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger
Les adultes et les mineurs confrontés ou préoccupés par une situation de risque et de danger peuvent effectuer un signalement au service national d'accueil téléphonique de l'enfance en danger, communément appelé Allô Enfance Maltraitée. Les informations préoccupantes sont transmises aux services du département concernés.
Enfance en danger - 119
Informations, par une équipe de professionnels et d'administratifs, aux mineurs, aux familles et à toute personne confrontée à un risque de mise en danger d'enfant imminent ou non ou à une mise en danger avérée
Par téléphone
119 (appel gratuit)
24h/24 et 7jours/7.
Par messagerie
Accès au
Attention : ce formulaire ne permet pas de signaler un cas d'enfant en danger, mais de demander des informations et de renseigner, notamment les enfants. Pour signaler un cas de maltraitance, il convient de composer le 119.
Saisir le juge des enfants
Lorsque la santé, la sécurité ou la moralité d'un mineur sont en danger, ou si les conditions de son éducation ou de son développement physique, affectif, intellectuel et social sont gravement compromises, le le juge des enfants (particuliers) peut être saisi par :
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l'un des 2 parents ou les 2 conjointement ;
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la personne ou le service à qui l'enfant a été confié ;
-
le tuteur légal ;
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le mineur lui-même.
Appeler le centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation
Si vous êtes confronté à l'engagement radical violent d'un proche, vous pouvez contacter le centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation.
Par téléphone
Centre national d'assistance et de prévention de la radicalisation
Écoute, informe et conseille les familles souhaitant signaler une situation de radicalisation.
Par téléphone
0 800 005 696
Service et appels gratuits
Du lundi au vendredi, de 9 h à 18 h.
Par internet
Porter plainte
Vous pouvez :
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vous rendre au commissariat de police ou à la brigade de gendarmerie dès qu'une infraction est commise (par exemple, une escroquerie (particuliers), un abus de confiance (particuliers), un abus sexuel sur mineur (particuliers), une maltraitance de personne âgée (particuliers), etc.),
-
ou porter plainte pour abus de faiblesse, si aucune infraction spécifique à des dérives sectaires ne peut être invoquée.
Vous devez porter plainte contre l'association (et ses membres auteurs des infractions) afin que puisse être engagée sa responsabilité pénale comme personne morale (associations).
Sur place
Vous devez vous adresser à un commissariat de police ou une brigade de gendarmerie.
Commissariat ou Gendarmerie
commissariat_policeLa réception de la plainte ne peut pas vous être refusée.
La plainte est ensuite transmise au procureur de la République.
Par correspondance
Vous devez écrire directement au procureur de la République. Il faut envoyer une lettre sur papier libre (particuliers) au tribunal de grande instance du lieu de l'infraction ou du domicile de l'auteur de l'infraction.
La lettre doit préciser les éléments suivants :
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État civil et coordonnées complètes (adresse et numéro de téléphone) du plaignant
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Récit détaillé des faits, la date et le lieu de l'infraction
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Nom de l'auteur supposé si vous le connaissez (sinon, il convient de déposer plainte contre X)
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Noms et adresses des éventuels témoins de l'infraction
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Description et l'estimation provisoire ou définitive du préjudice
-
Documents de preuve : certificats médicaux constatant les blessures, arrêts de travail, factures diverses, constats en cas de dégâts matériels
Tribunal de grande instance (TGI)
tgiVous pouvez envoyer votre plainte en lettre recommandée avec accusé de réception, mais ce n'est pas obligatoire.
Vous pouvez envoyer aussi une lettre simple. Dans tous les cas, un récépissé vous sera remis dès que le procureur aura enregistré votre plainte.
Pour en savoir plus
-
Les dérives sectaires au regard du droit privé
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
-
Les dérives sectaires au regard du droit administratif
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
-
Les indices facilitant la caractérisation d'un risque de dérive sectaire
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
-
Les stratégies internationales des mouvements sectaires
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
-
La protection des mineurs contre les dérives sectaires
Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes)
Références
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Code pénal : articles 223-15-2 à 223-15-4
Abus frauduleux de l'état d'ignorance ou de faiblesse