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Accord de performance collective
L'accord de performance collective remplace les accords de maintien de l'emploi (AME), de préservation ou de développement de l'emploi (APDE) et de mobilité interne (AMI). Il est signé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives majoritaires dans l'entreprise. L'accord peut prévoir des dispositions contraires aux clauses du contrat de travail. Elles s'imposent alors au salarié. Si le salarié refuse que ces dispositions lui soient appliquées, l'employeur peut le licencier.
De quoi s'agit-il ?
L'accord de performance collective remplace et fusionne les anciens accords de :
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maintien dans l'emploi (AME),
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préservation ou développement de l'emploi (APDE),
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mobilité interne (AMI).
À noter
les AME, les APDE et les AMI conclus jusqu'au 23 septembre 2017 continuent d'être appliqués jusqu'à leur terme.
C'est un accord d'entreprise, signé par une ou plusieurs organisations syndicales représentatives majoritaires dans l'entreprise.
Il peut :
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aménager la durée du travail (particuliers), ses modalités d'organisation et de répartition,
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aménager la rémunération dans le respect des salaires minima hiérarchiques,
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déterminer les conditions de la mobilité professionnelle ou géographique interne à l'entreprise.
Cet accord peut être signé que l'entreprise soit confrontée à des difficultés économiques conjoncturelles ou non.
Contenu de l'accord
L'accord définit dans son préambule ses objectifs et précise :
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les moyens d'information des salariés sur son application et son suivi pendant toute sa durée, ainsi que, le cas échéant, l'examen de la situation des salariés au terme de l'accord,
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les conditions dans lesquelles les dirigeants salariés et les mandataires sociaux et actionnaires fournissent des efforts proportionnés à ceux demandés aux salariés,
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la manière dont laquelle sont conciliées la vie professionnelle et la vie personnelle et familiale des salariés,
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les conditions d'accompagnement des salariés, ainsi que l'abondement du compte personnel de formation (CPF) (particuliers) au-delà du montant minimal.
Les stipulations de l'accord s'imposent au salarié, même en cas de clauses contraires et incompatibles avec son contrat de travail.
Information du salarié
L'employeur informe chaque salarié concerné de son droit d'accepter ou de refuser l'application à son contrat de travail de l'accord de performance collective. Cette information est faite par tout moyen permettant de justifier de la date de la demande (par l'envoi d'une lettre ou d'un courrier électronique recommandé par exemple).
Conséquences de l'accord pour le salarié
Les conséquences de l'accord pour le salarié varient selon qu'il accepte ou qu'il refuse l'application de l'accord aux clauses contraires et incompatibles de son contrat de travail.
Le salarié accepte
Les stipulations de l'accord s'appliquent au salarié.
Le salarié refuse
Le salarié dispose d'un délai d'1 mois pour faire connaître son refus par écrit à l'employeur à compter de la date à laquelle ce dernier a informé les salariés du contenu de l'accord.
Le refus de l'application de l'accord constitue un motif justifiant le licenciement. L'employeur dispose d'un délai de 2 mois à compter de la notification du refus du salarié pour engager une procédure de licenciement (particuliers).
Le salarié peut s'inscrire et être accompagné comme demandeur d'emploi (particuliers) à l'issue du licenciement et être indemnisé (particuliers) sous certaines conditions.
Voir aussi...
Références
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Code du travail : articles L2254-1 à L2254-2
Rapports entre accords de performance collective et contrat de travail
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Code du travail : article D6323-3-2
Abondement du compte personnel de formation des salariés licenciés suite au refus d'un accord d'entreprise